C’est l’histoire de la jeune Loung Ung (le film est d’ailleurs l’adaptation du roman autobiographique de cette militante cambodgienne) qui avait cinq ans à l’arrivée des Khmers rouges à Phnom Penh en avril 1975. Ils décrivent également en détail le programme social khmer rouge. Ses trois commandants militaires sont exécutés[175]. Dix jours plus tard, il tente, avec Yasushi Akashi (en), responsable de l'Autorité provisoire des Nations unies au Cambodge (APRONUC), de rallier les Khmers rouges au processus de paix, mais n'obtient pas de résultat[159]. Il l'invente en opposition à d'autres dénominations politiques déjà existantes comme les Khmers roses pour le Parti Démocrate, les Khmers bleus pour le Parti Républicain, ou les Khmers blancs pour les Royalistes. En pleine guerre d'Indochine (1949-1954), et toujours pendant le Protectorat français au Cambodge (1863-1953), le Việt Minh communiste doit réorganiser ses alliés cambodgiens et laotiens pour subvenir aux besoins lors des nombreuses guérillas locales. »[179]. Plus tard, Pol Pot réfutera cette hypothèse, assurant que l'armée avait opéré une progression constante. À la fin 1968, les agissements des rebelles sont tout de même signalés dans douze des dix-neuf provinces du Cambodge[25]. Partant du fait que les Khmers rouges souhaitaient construire une société nouvelle, ils ont aboli la hiérarchisation de la langue, le peuple devenant ainsi une seule et même entité homogène[65]. Proclamé le 5 mai, le Gouvernement royal d'union nationale du Kampuchéa, basé à Pékin, est reconnu par la Chine, par la Corée du Nord, le Nord Viêt Nam, Cuba et quelques pays du tiers monde[26]. Une partie des troupes khmères rouges, abandonnant leur idéologie et dénonçant leurs anciens chefs, se reconvertissent dans les affaires, voire le crime organisé, et continuent de détenir le pouvoir économique dans la région de Pailin, près de la frontière avec la Thaïlande. Le Cambodge est placé sous le contrôle d'une Autorité provisoire des Nations unies au Cambodge (APRONUC) pour la période de transition[156]. Les communistes cambodgiens sont cependant en porte-à-faux avec les Vietnamiens, qui considèrent Sihanouk comme un « patriote » du fait de ses positions anti-américaines[19]. Les Khmers rouges, informés de la présence des notables cambodgiens dans l'ambassade, exigent qu'ils leur soient remis. La constitution du Kampuchéa démocratique garantit le droit à la libre pratique religieuse, tout en interdisant les religions « réactionnaires »[220] ; dans les faits, toutes les religions sont persécutées[221]. Il veut une révolution. La volonté du Viêt Nam d'assurer le leadership des pays de la région accroît encore les tensions. Ce dernier définit - selon les rares témoignages existant de cette réunion dont la plupart des participants ont ensuite été éliminés - un plan en huit points pour appliquer la politique du Centre dans tout le Cambodge. Outre les motifs idéologiques de « purification » de la population urbaine vue comme marquée par la « corruption » et la « débauche », l'évacuation des villes vise également à éviter toute contestation du nouveau régime par la société civile, tout en privant Sihanouk de sa base de soutien[86]. Le 4 septembre 1981, Sihanouk, Khieu Samphân et Son Sann publient une déclaration commune annonçant la formation d'un gouvernement de coalition pour libérer le Cambodge des « agresseurs vietnamiens »[142]. En 1998, les offensives dans la région des forces armées royales khmères disloquent encore un peu plus les troupes khmères rouges. Au début de 1974, les forces communistes veulent lancer leur offensive finale sur Phnom Penh. Entre 1968 et 1970, des centaines de membres de ces tribus, essentiellement des Jaraï et des Tampuan, furent recrutés par la guérilla. Interrogé en 1988 par David Porter Chandler, Sarin regrettera que son livre ait pu laisser penser que les dirigeants khmers rouges pouvaient conduire le pays avec intégrité et équité mais à l'époque, il croyait dans les valeurs véhiculées par la rébellion. Dans le cas du Cambodge, d'après lui, la persistance de certaines attitudes du passé liée à quelques éléments extérieurs ont en partie fait que la révolution s'est transformée en échec pour ceux qui l'avait initiée et en cauchemar pour tous les autres qui vont la vivre. Les Khmers rouges. Histoire des Khmers rouges Par cavavin le mercredi, juillet 28 2010, 12:20 - HISTOIRE - Lien permanent Suite à la condamnation du tortionnaire "Douch", nous rappelons une partie de l'histoire du Cambodge et des Khmers rouges (Source wikipédia, et Le Monde Diplomatique). À sa tête, Tou Samouth qui prône la coopération avec le chef de l'État Norodom Sihanouk, est suivi dans la hiérarchie par Nuon Chea, Saloth Sar, et Ieng Sary. Plusieurs d'entre eux, comme Saloth Sâr, Ieng Sary et Mey Mann, adhèrent au Parti communiste français. À partir du 20 mai et durant quatre jours, une conférence spéciale de l'organisation khmère rouge se tient dans la capitale désertée par ses habitants, sous la présidence de Nuon Chea et de Saloth Sâr qui se fait désormais appeler Pol Pot. Le FUNCINPEC commet alors l'erreur de préciser publiquement, sans en avoir référé auparavant à Khieu Samphân, que l'accord prévoit l'exil de Pol Pot, Ta Mok et Son Sen. La radio khmère rouge dément aussitôt l'accord. Des contacts directs sont finalement établis et, le 1er juin, Norodom Ranariddh rencontre Khieu Samphân pour convenir d'un front uni. La signature définitive de l'accord entre Khieu Samphân et Norodom Ranariddh est prévue pour le 6 juillet, afin d'intégrer les restes des Khmers rouges dans le front uni du FUNCINPEC ; mais, le 5 juillet, Hun Sen réalise un coup de force contre Ranariddh, et évince ce dernier du pouvoir[174]. Sihanouk, en quête d'alliés, se rend en république populaire de Chine et diffuse sur Radio Pékin un message promettant de lutter pour la « justice ». Le Centre affirme par contre son contrôle direct sur la zone nord-ouest, où les purges, puis les attaques contre les populations ordinaires se multiplient en 1977. Vorn Vet est vice-premier ministre chargé de l'économie, Ieng Sary des affaires étrangères, et Son Sen de la défense nationale. Le premier ministre cambodgien refuse cependant tout pardon à Ta Mok. Les communistes cambodgiens durant la guerre d'Indochine, Passage à la clandestinité et guerre civile, Début des hostilités avec les Vietnamiens, Traque vietnamienne à la frontière thaïlandaise, Les Khmers rouges exclus du jeu politique, « droits de vote, d'étudier, de lire des livres progressistes et de voyager librement pour gagner leur vie », « ceux qui ont des corps khmers et des esprits vietnamiens », « un pistolet dans une main et une charrue dans l'autre », « la dissension au sein du peuple cambodgien », « responsable du Front et du gouvernement royal », « Les Khmers rouges ont demandé à une femme de se déshabiller. De 1975 à 1979, dans l’ex-école de Tuol Sleng, la machine de la mort khmer rouge a tourné à plein. Ieng Sary perd une grande partie de ses responsabilités au sein du mouvement, du fait de l'inimitié de Sihanouk à son égard et de son implication dans les massacres du Kampuchéa démocratique, qui le rend peu présentable au niveau international[149]. Dans le même temps, la tension entre le FUNCINPEC et le PPC atteint de tels sommets que plusieurs responsables du parti de Norodom Ranariddh décident de s'allier avec plusieurs autres partis, dont les Khmers rouges. Par exemple, l’un des principaux dirigeants de la résistance, Khieu Samphan, a soutenu en France sa thèse dans laquelle il prônait un développement autarcique du Cambodge, fondé sur l’agriculture. Executé plus tard, il faisait partie des proches du futur Pol Pot en 1962. Le document insistait sur la nécessité d'aider la population locale dans ses tâches quotidiennes de manger et boire de « manière révolutionnaire » de s'abstenir de tout comportement déplacé avec les femmes et de prêcher une haine féroce de l'ennemi. Les quinze émissaires sont enfermés dans des cages de fer ; seuls quatre hommes survivent à leurs cinq mois de captivité. Après 5 ans de guerre civile, les Khmers rouges entrent dans Phnom Penh, la capitale. Les liens familiaux traditionnels sont détruits : on retire aux maris l'autorité sur leurs femmes et aux parents celle sur leurs enfants, ces derniers faisant l'objet d'une éducation en commun. La vie interne du régime du Kampuchéa démocratique et du mouvement khmer rouge est aussi marquée par les purges à l'intérieur de l'appareil : arrestations et exécutions se succèdent, sans le moindre procès. Il n'en demeure pas moins que les débats se poursuivent concernant l'influence morale que la religion majoritaire du pays a pu exercer sur l'idéologie des partisans de Pol Pot[224]. Lon Nol, plus attentif, place Sarin sous surveillance et fait retirer le livre après qu'il s'est vendu à plusieurs milliers d'exemplaires. Khieu Samphân remplace Norodom Sihanouk comme chef de l'État, avec le titre de Président du Presidium[93]. Cinq figures du mouvement ont été à ce jour inculpées pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre : Le procès en première instance de « Douch », ancien commandant du centre de torture et d'exécution de S-21 (ស-២១), installé dans le lycée Tuol Sleng (on estime de 15 000 à 17 000 le nombre des victimes des exécutions et des tortures pratiquées dans ce lieu), du 30 mars 2009 au 26 juillet 2010, a abouti à sa condamnation à 30 années de prison. Malgré les pressions chinoises et l'accord de Pol Pot, Sihanouk refuse d'abord le poste de chef de l'État du gouvernement en exil, plusieurs de ses enfants et petits-enfants ayant disparu entre 1975 et 1979 ; puis, en 1981, constatant que les Khmers rouges résistent aux offensives des Vietnamiens pour les déloger de leurs bastions, il accepte de pactiser à nouveau avec eux pour ne pas disparaître du jeu politique et conserver une chance de revenir au pouvoir, tout en jugeant cette alliance « ignominieuse ». Malgré la peur de la domination vietnamienne traditionnellement ancrée dans les esprits cambodgiens, l'armée de Hanoï est aidée par les nombreuses défections de militaires khmers rouges, et accueillie avec soulagement par la population. Personne n'échappait à l'emprise du parti révolutionnaire et à leur désir de créer une nouvelle société idéale[65]. Des repas communautaires sont instaurés pour les paysans, et la vie de famille fait l'objet de restrictions rigoureuses, privant les Cambodgiens de toute intimité. Pol Pot se serait alors cru trahi par Son Sen et, le 10 juin, il fait exécuter ce dernier, ainsi que son épouse l'ancienne ministre Yun Yat, leur fils et neuf gardes du corps[171]. Pour Ong Thong Hoeung, auteur de J’ai cru aux Khmers rouges, les images du procès sont essentielles pour concerner la population rurale qui ne peut pas lire. En 1964, Saloth Sâr obtient d'établir le camp des Khmers à l'écart de celui des Vietnamiens. Dans le cadre du programme de l’agrégation d’histoire de cette année portant sur « Les sociétés coloniales – Afrique, Asie, Antilles – années 1850-années 1950 », nous proposons un aperçu de l’histoire contemporaine du Viêt-Nam à travers la thématique du nationalisme comme alternative au système colonial. Ni joie ni peine, car l'histoire des Khmers rouges ne se termine pas avec la mort de Duch. Le prince Norodom Ranariddh (FUNCINPEC et fils de Sihanouk) devient ainsi « premier Premier ministre », alors que Hun Sen (Parti du peuple cambodgien) est nommé « deuxième Premier ministre ». • norodom sihanouk • lon nol • pol pot En janvier 1971, le comité central du Parti communiste du Kampuchéa se réunit, en l'absence de Khieu Samphân, Hu Nim et Hou Yuon, et réorganise les zones administratives du mouvement, tout en établissant la nécessité de bonnes relations avec les Nord-Vietnamiens, tant qu'ils combattent un ennemi commun[39]. Ce point est renforcé par un témoignage d'un khméro-vietnamien recueilli une dizaine d'année plus tard qui affirmait que dans les forêts du Phnom Santhuk, outre l'entraînement au combat, il devait enseigner le khmer aux unités du FNL présentes, alors que les recrues locales apprenaient le vietnamien et participaient à des réunions dans cette langue[30]. Dans la zone 25, près de Phnom Penh, par exemple, les cadres locaux demandent à leurs troupes de faire preuve d'internationalisme de discipline et d'éthique « révolutionnaire » tout en s'abstenant d'actes de vengeance ou de menaces contre les Vietnamiens. Ieng Sary retourne au Cambodge en janvier 1957, laissant à Khieu Samphân la direction du Cercle marxiste, et retrouve un mouvement communiste khmer qui lui apparaît alors moribond[13]. Les troupes des Khmers rouges, baptisées du nom officiel d'« Armée révolutionnaire du Kampuchéa »[24], lancent leur soulèvement proprement dit le 18 janvier 1968. Tou Samouth devient alors le dirigeant principal du Parti révolutionnaire du peuple khmer. Le Pracheachon se présente à plusieurs scrutins électoraux, mais l'opposition à Sihanouk fait l'objet de mesures d'intimidation continuelles. Contrairement à Sihanouk et probablement Lon Nol, les responsables khmers rouges pensaient qu'ils devaient leur victoire aux lois de l'histoire et non à la chance, à leurs compétences ou à une intervention surnaturelle. William Shawcross a laissé entendre que les forces du PCK étaient désireuses de forcer le destin et d'obtenir la victoire dès 1973. Le premier fut rédigé par Serge Thion, un sociologue français qui a enseigné en 1969 dans un lycée de Phnom Penh et a coécrit en 1971 un ouvrage avec Jean-Claude Pomonti, correspondant local du Monde, une étude sur la politique cambodgienne[note 2]. En 1986, Mikhaïl Gorbatchev annonce la fin du soutien de l'URSS aux guerres et guérillas locales, dont l'occupation du Cambodge par le Viêt Nam ; le gouvernement vietnamien accélère alors le retrait de ses troupes du territoire cambodgien, déjà entamé plusieurs années auparavant. L'ancien tortionnaire "Douch", chef du plus redoutable centre de détention sous le régime cambodgien des Khmers rouges et condamné à la perpétuité, est décédé mercredi à l'âge de 77 ans. Pol Pot et Ieng Sary affirmeront plus tard s'être inspirés de ces gens qui n'avaient ni propriété privée, ni marché ni argent et dont le mode de vie semblait correspondre à la phase primitive de l'évolution sociale énoncées dans les préceptes du marxisme. Dès lors, la dictature menée par Pol Pot sera caractérisée par les déplacements massifs de population (Phnom Penh est entièrement vidée de ses habitants en une journée), l'élimination de l'élite intellectuelle, le travail forcé, la famine, la généralisation de la torture et des exécutions sommaires... Entre 1975 et 1979, plus d'un mi… Devant l'avancée des troupes vietnamiennes au Cambodge, Pol Pot quittait le pouvoir le 7 janvier 1979 en s'enfuyant dans la jungle. Ils lui ont ensuite retiré le foie et l'ont cuit pour en faire leur repas », « des erreurs dans l'application de notre politique consistant à donner l'abondance au peuple », « à l'esprit vietnamien dans un corps khmer », « s'unir avec d'autres forces nationales », « Institut supérieur de défense nationale », « Nous devons penser à la paix au Cambodge », « tout individu qui ne reconnaît pas, qui minimise ou qui nie », « les dirigeants Khmers rouges étaient des praticiens bien plus que des théoriciens : ce sont les expériences de, so many counterrevolutionary ideas among rulers and ruled, so much poor leadership and so much counterrevolutionary behaviour, « tant d'idées contre-révolutionnaires parmi les dirigeants et les dirigés, une si faible direction et tant de comportements contre-révolutionnaires », « L'impact de ces bombardements, objet de nombreux débats depuis trois décennies, est maintenant plus clair que jamais. La première est qu'il a été arrêté puis tué dans la maison du futur Premier ministre et président de la République khmère Lon Nol, avant d'être enterré en périphérie de la capitale. En fait, au vu de la situation au Cambodge, le Nord Viêt Nam n'a aucune marge de manœuvre et soutient pleinement les Khmers rouges, auxquels il dispense armes et formations militaires, tout en occupant en leur nom des parties du territoire cambodgien[31]. Nuon Chea avait 93 ans, il était l'idéologue de la "machine à tuer" des Khmers Rouges, qui fit deux millions de morts entre 1975 et 1979. Un autre point commun entre Sihanouk, Lon Nol et les quelques personnes qui vont présider aux destinées du Kampuchéa démocratique était de paraître comme un nouveau type de dirigeant – un roi citoyen, un chef d'État non monarchique ou un clan de camarades qui exercent le pouvoir. En février et mars, des soulèvements sont lancés dans plusieurs provinces du Nord et du Sud-Ouest. En juillet, les forces armées du nouveau régime reprennent le nom d'Armée révolutionnaire du Kampuchéa, chaque responsable de zone remettant officiellement son autorité entre les mains du Comité central[89]. L’histoire des Khmers rouges ne s’arrête pas avec la mort de Douch. Au Cambodge même, la désignation « a-Pot » (terme péjoratif pouvant se traduire par « Polpotistes ») est couramment employée : ce fut notamment le cas sous le régime de la République populaire du Kampuchéa dont les dirigeants, eux-mêmes anciens Khmers rouges, tenaient à se démarquer du camp de Pol Pot[7]. Beaucoup perdent la vie dans cet assaut pour prendre la capitale qui se produit entre l'annonce de la fin des bombardements et le 15 août 1973, date de sa mise en application[56]. C'est au début des années 1950 que le roi Norodom Sihanouk prononce pour la première fois le terme de Khmers rouges. Entre avril 1965 et février 1966, Saloth Sâr et Keo Meas séjournent à Hanoï, mais n'obtiennent pas le soutien espéré de la part de leurs alliés, qui leur conseillent de ménager Sihanouk. Après trois semaines d'enfermement dans l'ambassade, la majorité des réfugiés, dont les derniers Français présents au Cambodge, sont évacués par convoi vers la Thaïlande[79],[80],[81]. À la mi-1977, les troupes khmères rouges effectuent plusieurs incursions en territoire vietnamien, tuant plusieurs centaines de civils : les troupes vietnamiennes ont l'ordre de ne pas contre-attaquer[117]. Les malades sont sortis de force des hôpitaux pour accompagner le reste de la population[84]. Entre 1970 et 1975, les combats entre le régime de Lon Nol d’une part et les Nord-Vietnamiens et Khmers rouges de l’autre furent brutaux, laissant des centaines de milliers de Cambodgiens morts. Les musulmans chams de la zone gérée par Vorn Vet (ja) se voient interdire le port du costume islamique ; la propriété foncière et certaines possessions privées sont collectivisées ; les mariages luxueux sont interdits. Le 1er avril, la ville de Neak Leung est prise, ouvrant la voie vers la capitale : Lon Nol prend la fuite le même jour[74]. Sa famille est envoyée dans un camp de travail, son père disparaît et sa mère la force, elle et sa sœur Chou, à fuir le camp. Le 7 janvier 1979, les premiers blindés vietnamiens pénètrent dans Phnom Penh désertée par ses défenseurs. La réponse de Hanoï reste mesurée et il est demandé de ne répliquer qu'en cas de légitime défense[53]. Tous ces droits seront oubliés cinq années plus tard, quand les dirigeants khmers rouges accéderont au pouvoir[32]. Seripheap est membre fondateur du réseau d'agences locales Nomadays. Au sud-est, des combats se développent entre Cambodgiens et Vietnamiens. Malgré la fin du mouvement Khmer issarak, le Parti révolutionnaire du peuple khmer continue d'exister au Cambodge, mais doit limiter ses activités. Le 20 mai 1973, les Khmers rouges commencent à appliquer dans les zones sous leur contrôle leur politique de collectivisation radicale, mise en place avec une rigueur particulière dans la zone nord. Le 17 avril, les troupes des Khmers rouges entrent dans Phnom Penh[77], treize jours avant la chute de Saïgon. : Cambodia in the shadow of genocide, Le Siècle des génocides: Violences, massacres et processus génocidaires de l'Arménie au Rwanda, Accusations de cannibalisme au procès des Khmers rouges, Il y a 30 ans, le premier procès au monde pour génocide, « Mais où sont les complices des Khmers rouges ? Noté /5. Ce même jour, Lon Non et Long Boret, deux des principaux dignitaires de la République khmère encore à Phnom Penh, sont exécutés sur la pelouse du Cercle sportif. Au fur et à mesure que la stratégie khmère rouge se mettait en place, la nécessité d'un front uni et le besoin de faire jouer un rôle à Norodom Sihanouk et à ses partisans se faisait moins sentir. Le parti a été remplacé en 1981 par le Parti du Kampuchéa démocratique. Il affirmera également que s'il avait pu prévoir l'oppression qui allait être la norme du Kampuchéa démocratique, il se serait sûrement abstenu de publier son témoignage[50]. Ailleurs on tente de saisir l'équipement des troupes du Việt Cộng qui se retirent. Une autre continuité allait être que contrairement au discours officiel, le pouvoir restait concentré entre les mains d'un groupe restreint de personnes. Les conditions alimentaires du pays ne s'étant pas améliorées, aux personnes ayant fui l'invasion s'ajoutent avec le temps celles qui tentent de se soustraire à la famine. La seconde, celle de l'historien australien Ben Kiernan, raconte qu'il a été éliminé par des proches de Saloth Sar. Pol Pot prévoit, dans un plan confidentiel, de poursuivre l'« offensive stratégique » dans les campagnes. L'ordre d'évacuation de Phnom Penh est aussitôt mis à exécution, dans un climat de pagaille, accompagné d'accrochages entre diverses forces du FUNK (dont les sihanoukistes et les hommes de Hu Nim). Il est redevient roi du pays dans les années 1990. Sarin est aussi témoin des diatribes de Hou Yuon contre la République démocratique du Viêt Nam et le Việt Cộng, appelés en privé amis numéro 7 par les cadres khmers rouges, suivant un classement des puissances communistes où ils se sont octroyés la troisième place, la première étant dévolue à la république populaire de Chine et la seconde à l'Albanie. Les préceptes de base de cette philosophie - alors prédominante au Cambodge - auraient alors été, une fois dépouillés de leur sens religieux, mêlés au marxisme, auquel Pol Pot souhaitait apporter une « coloration bouddhiste »[214] ; l'historien Ian Harris observe lui aussi des analogies notables, dans le discours et la symbolique, entre l'idéologie révolutionnaire khmère rouge et une certaine forme d'ascétisme bouddhiste[215]. De son côté, Norodom Sihanouk, après son passage à Pékin, se rend à l'ONU, où il se fait l'avocat du Kampuchéa démocratique et dénonce l'invasion vietnamienne de son pays[136]. Au nord-ouest aussi, l'évolution est lente et l'ambiguïté est entretenue par des messages enjoignant d'aimer Sihanouk tout en se formant à la lutte des classes[43]. Entretien avec Jeanne Sulzer, avocate de la partie civile lors de l'instruction du dossier. À partir de 1981, les Khmers rouges présentent un profil idéologique plus flou, leur nouveau parti s'affirmant « socialiste démocratique » et non plus communiste. Si l'identité marxiste-léniniste du Parti communiste du Kampuchéa est parfois revendiquée, Marx et Lénine sont peu cités dans les textes du Kampuchéa démocratique, le marxisme khmer rouge demeurant assez abstrait[212]. Dans ce contexte, les rapatriés figuraient en « bonne » place parmi les premières victimes des purges, d'abord secrètes, qui s'abattirent sur les maquis cambodgiens à partir de la fin de 1971[35]. Le Cambodge hérite en 1951, sous la tutelle du Việt Minh, du Parti révolutionnaire du peuple khmer, un parti communiste clandestin. L'organisation paramillitaire vietnamienne place à sa tête Son Ngoc Minh, un métis khmero-vietnamien qui l'a servie au début de la guerre d'Indochine. D’ailleurs, vivant ou mort, Duch continue de me perturber. Au terme de plus d'une décennie de combats, toutes les factions politiques cambodgiennes signent les accords de Paris sur le Cambodge de 1991, prévoyant des élections libres et le désarmement des différentes factions en présence. Les victimes civiles au Cambodge ont conduit un peuple furieux dans les bras d'une insurrection qui avait bénéficié d'un soutien relativement faible jusqu'au début des bombardements, la mise en mouvement de l'expansion de la guerre du Viêt Nam au Cambodge profond, un coup d'État en 1970, la hausse rapide des Khmers rouges, et, finalement, le génocide cambodgien », Robbie Corey-Boulet – The Phnom Penh Post / Le petit journal – Cambodge/khmers rouges -. Il existe néanmoins des analogies entre le mode de vie imposé aux Cambodgiens et les règles monastiques auparavant en œuvre dans les pagodes. Le vrai pouvoir demeure cependant entre les mains de Saloth Sâr, de Nuon Chea, de Son Sen et de l'entourage de ces derniers, qui demeurent éloignés du devant de la scène. Le rapprochement avec la Chine conduit à une imitation des techniques de réorganisation radicale du pays et de mobilisation de la population dans les tâches collectives observées sous le Grand Bond en avant ; la Révolution culturelle paraît avoir eu relativement peu d'échos directs chez les Khmers rouges, qui en reprennent cependant l'anti-intellectualisme et la négation de la culture[207]. Débarrassées d'une forme de tutelle, les troupes khmères rouges organisent des manifestations antivietnamiennes, démantèlent les groupes Khmers rumdo (« Khmers de libération ») qui soutiennent un retour au pouvoir de Norodom Sihanouk et « purgent » leurs effectifs des Khmers issarak rapatriés du Nord-Vietnam. Les moindres manquements dans le travail forcé peuvent être punis de mort. Il était ainsi plus facile pour les Khmers rouges de se déresponsabiliser et de prétendre qu'ils ne jouaient pas un rôle dans la tournure dramatique des évènements. Il écrivait que les citadins n’étaient qu… Ces derniers, qui pensaient être protégés par leur participation à une coalition, furent, pour la plupart, arrêtés et condamnés à mort[63]. Ina.fr revient sur l’histoire des Khmers rouges, mouvement maoïste né au Cambodge en 1975 qui provoqua le génocide de près de 2 millions de personnes. À partir de mai 1973, puis après la victoire, la plus grande partie des krom sont regroupés en coopératives de niveau intérieur (sahakor kumrit teap) regroupant plusieurs centaines de personnes, ou un village entier. En décembre 1981, Pol Pot et Nuon Chea décident de dissoudre le Parti communiste du Kampuchéa, afin selon eux de pouvoir « s'unir avec d'autres forces nationales »[143]. Ce morceau d'histoire garde le goût funeste des tragédies. Enfin, il semble que le séjour, à la fin des années 1960 des principaux cadres du Parti communiste du Kampuchéa parmi les peuplades du nord-est cambodgien ait également eu une influence non négligeable sur l'idéologie khmère rouge. Il faut espérer que les procès des cetc, bien qu'imparfaits, permettront d'enterrer à jamais le spectre des Khmers rouges, mettant ainsi fin à un chapitre sombre de l'histoire du Cambodge. Les derniers partis politiques créés par les Khmers rouges dans les années 1990 se sont principalement présentés comme des partis de solidarité et d'union nationale, en conservant surtout l'opposition au Viêt Nam en guise de ligne idéologique[229]. Apparu sous une première forme en 1951, le mouvement a cessé d'exister en 1999. Les Khmers rouges réorganisent en outre leur mouvement pour le rendre plus présentable. De leur côté, les Vietnamiens se préparent à engager les hostilités et établissent également des camps d'entraînement pour les réfugiés khmers[120]. ENS de Lyon Dans le même temps, les cadres commencent à développer dans leurs séminaires une rhétorique xénophobe anti-vietnamienne, visant également « ceux qui ont des corps khmers et des esprits vietnamiens » (notamment les anciens Khmers issarak revenus de Hanoï). C'est alors la première fois que les communistes cambodgiens choisissent eux-mêmes leur direction, en dehors de la tutelle de leurs alliés vietnamiens[14]. En avril 1974, le comité central du Parti communiste du Kampuchéa envoyait à ses cadres un programme de résistance à long terme. Depuis que les Khmers rouges ont quitté le pouvoir en 1979, je … Au nouvel an 1975, les troupes khmères rouges lançaient l'offensive sur Phnom Penh. Le plus célèbre, mais pas forcément le plus meurtrier, de ces centres de détention est l'ancien lycée de Tuol Sleng, désigné sous le code S-21 et dirigé par Kang Kek Ieu, alias Douch : environ 20 000 personnes y périssent[102]. Les pourparlers traînent cependant durant des années et, en septembre 1989, après le départ officiel des troupes vietnamiennes, les Khmers rouges accentuent leurs attaques contre les troupes régulières cambodgiennes. En janvier 2019, le quotidien communiste l'Humanité célébrait à sa façon la «libération» de Phnom Penh par l'armée populaire du Vietnam survenue le 7 janvier 1979. Le 17 février 1979, la Chine procède à une invasion du nord du Viêt Nam dans le but proclamé de donner une leçon aux Vietnamiens. Vorn Vet, vice-premier ministre chargé de l'économie, meurt à Tuol Sleng en 1978[116]. Dans les camps de réfugiés cambodgiens, la situation demeure critique. Les Khmers rouges ont apporté leurs propres modifications à la langue khmère afin d'avoir un impact psychologique sur la pensée de la population[65].

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